Some Reflections from Past Battlefield Tours by Charles Létourneau, Jesse Finn, and Tom Atkinson-Graham

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Voyage francophone sur les champs de batailles 2010: Fondation HISTORICA-DOMINION

Faire revivre l’histoire militaire canadienne des deux conflits mondiaux à des professeurs d’histoire de niveau secondaire. Tel était le défi de cette édition 2010 du voyage francophone organisé par la Fondation HISTORICA-DOMINION. Si le simple fait de se trouver sur les champs de batailles où des milliers de soldats canadiens ont combattus lors de la première moitié du XXesiècle suffit généralement pour émouvoir quiconque, ce séjour-ci revêtait un défi particulier dans le sens où les participants – de par leur statut de professeurs d’histoire – possédaient déjà de solides connaissances de ces événements.

Charles (front right) with the group on the Tiger Tank. (Photo: Charles Letourneau)

L’objectif de ce séjour était donc double. Dans un premier temps, les enseignants souhaitaient acquérir de nouvelles connaissances à l’égard de la participation canadienne aux deux conflits mondiaux. Le deuxième, beaucoup plus pédagogique, était de trouver un moyen de susciter l’attention des élèves à l’égard de ces thématiques déjà largement abordées – il faut l’avouer – dans la littérature, films, séries télévisées, bandes dessinées, etc. Ayant ces deux objectifs en tête, le séjour d’étude a été élaboré de façon à ce que les enseignants puissent rapporter un maximum d’anecdotes, photographies personnelles, souvenirs ou artéfacts susceptibles de « rendre concret » les guerres mondiales aux yeux d’adolescents.

Le séjour s’est donc échelonné entre le 19 et le 31 juillet 2010. Au cours de cette période, le groupe s’est efforcé de suivre – aussi chronologiquement possible – les batailles dans lesquelles les soldats canadiens ont combattus. Conséquemment, c’est en Flandres (Belgique) que le périple a commencé avec l’étude des batailles de Passchendaele et du Salien d’Ypres puis de la Somme (France). Un moment fort du séjour fut la visite du mémorial à Beaumont-Hamel, honorant la contribution des soldats terre-neuviens à la première guerre mondiale. Le fait de pouvoir fouler le sol au relief accidenté par les tranchées, le « no man’s land » caractéristique des batailles de la Première Guerre mondiale et les positions allemandes qui témoignent tous des événements passés rend l’expérience des participants très concrète. Le cimetière situé en périphérie du champ de bataille rappelle de façon très éloquente les coûts humains très élevés engendrés par cette bataille.

Le départ du groupe de la ville d’Arras a marqué la rupture entre l’étude de la première et de la deuxième guerre mondiale. Cette rupture fut évidente à l’arrivée à Dieppe; l’hôtel où logeaient les participants donnait une vue imprenable sur la plage tristement historique où les soldats alliés ont tenté un raid en 1942. Le sentiment général du groupe était sans équivoque. Si la majorité des participants connaissaient déjà l’histoire du raid de Dieppe et des multiples théories visant à expliquer pourquoi une telle initiative fut prise, tous furent impressionnés par ces grandes plages bordées uniquement par des galets (et non pas de sable). Si le seul fait de déambuler sur cette surface est chose peu évidente, il est facile d’imaginer la peine des soldats qui devaient la parcourir dans des circonstances très différentes. La visite des plages de Dieppe à elle seule rend pertinent le fait de se déplacer sur un autre continent pour étudier les champs de batailles canadiens puisqu’elles véhiculent des informations que les livres d’histoire ne sauraient pas communiquer aussi efficacement.

Par la suite nous avons profité du « répit » offert par la période 1942 à 1944 pour tenir un séminaire sur le sens du souvenir dans lequel les enseignants étaient invités à réfléchir sur les messages véhiculés par les différents cimetières, musées et mémoriaux visités. Cet exercice s’est avéré particulièrement utile et apprécié puisqu’il rend explicite le fait que l’histoire, bien que constituées de faits concrets, puisse être sujette à différentes interprétations et qu’au fil des années un nombre restreint de visions deviennent consensuelles. Un second séminaire, tenu ultérieurement, où les enseignants partageaient leurs techniques, trucs et astuces pour enseigner l’histoire des deux conflits à leurs élèves, a aussi permis de répondre au deuxième objectif du séjour.

La visite des différentes plages qui ont servies au débarquement des troupes allées en juin 1944 fut fort appréciée par les enseignants et constitue sans doute un moment fort de la deuxième partie du voyage d’étude. En plus de constater de visu ces plages historiques, les participants ont également apprécié de constater comment les habitants de la place avaient repris le contrôle de ces lieux qui sont maintenant rendu quasi mythiques. Il est vrai qu’en étudiant les conflits passés, nous avons tendance à oublier que ceux-ci visaient justement à redonner les lieux à la population victime de la guerre.

Question de rendre l’expérience encore plus concrète, le groupe a eu l’opportunité de discuter avec un résistant français qui a vécu la guerre. Cet échange – qui se déroulait de surcroît dans l’Abbaye d’Ardenne, tristement connue pour les massacres qui y ont été commis – a permis à tous d’avoir un contact direct et humain avec leur objet d’étude, ce qui est chose relativement rare pour des historiens.

Ces visites historiques, ces rencontres et ces séminaires ont su, selon plusieurs, atteindre les objectifs initialement énoncés, soit d’acquérir de nouvelles connaissances, mais surtout de trouver des moyens pour rendre l’étude des deux conflits mondiaux plus concrets pour des élèves de niveau secondaire.

Slideshow of Nick Lachance’s Photos from the 2009 Cleghorn

 Nick Lachance\’s Photos from the 2009 Cleghorn

2009 Cleghorn Battlefield Student Reflections

In my final years of high school my teachers always told me how different and involved university would be. Thus one could understand my shock when I realized university isn’t the hands-on, involved experienced promised to me, but rather a series of often dull lectures coupled with an archaic assessment system where gold stars are rewarded to those students with the best memories. However, in the summer of my second year I was afforded the learning opportunity of the lifetime as I was accepted as a participant on the Cleghorn Battlefield Study Tour.

Jesse Finn at the Pegasus Bridge Museum (photo: Nick Lachance)

This tour had me travelling France and Belgium for two weeks with undergraduate and graduate students as well as professors from Wilfrid Laurier University, University of Waterloo and Universite de Montreal. In these two weeks, surrounded by students and professors who are all enamoured with the military history of both World Wars, I was able to learn not only more than any course could offer, but likely more than I will learn from my entire university classroom career. Now in my fourth year, I encourage everyone I know to apply for this trip as you can only really understand military history if you have been on the site where thousands of soldiers, friend and foe alike, fell for their nations and in some cases still lay there. We all enjoy being an armchair general; who wouldn’t? But to be able to see the lay of the land with your own eyes, the immeasurable or sometimes minute distances taken in offensives, these things are what truly allow one to understand; these experiences give us the slightest taste of what those soldiers went through and are certainly something that cannot be conveyed through text, maps and contour lines. Some of my experiences included walking the trenches of Beaumont Hamel before going over the top; running the beach at Omaha, a 500 metre distance that took hours to overcome; or following the fateful path of the North Shore Regiment as they drove inward on D-Day. I can attempt to describe these things but as I said, it would only be empty words.

To truly understand military history you have to have the very soil you are talking about under your feet and be able to see what they saw. Surrounded by knowledgeable professors and graduate students, as well as interested undergraduates from a diverse background, you are able to recreate in your mind the defining events of the World Wars on the Western Front. This opportunity is a priceless one that will provide you with a timeless understanding and memories that will serve you better than any textbook or lecture could ever achieve. The most valuable experience of my university career to date was having the privilege of standing where our soldiers stood, fought and died, and this is something I shall never forget.

Jesse Finn

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In 2009 I was very fortunate to have been selected as member of the Cleghorn Battlefield Tour. Each summer the Laurier Centre for Military Strategic and Disarmament Studies organizes the Tour, taking students across North Western Europe to visit the major battlefields and commemoration sites of the Canadian military from both World War One and World War Two, while collectively examining the role of memory in understanding these wars.

The Cleghorn Battlefield Tour is accessible to all students of Wilfrid Laurier University and the Université de Montréal. Students on the tour are required to give a presentation on a topic relevant to Canada’s participation in the two world wars, such as a particular battle or operation. In addition, students on the tour must also deliver a biographical presentation of a Canadian soldier who now lies in, or is represented by one of the numerous cemeteries or monuments visited on the tour.

Tom (middle) listening to UW Historian Geoff Hayes on the 2009 Cleghorn Battlefield Tour (photo: Nick Lachance)

From my experience of the tour, the opportunity to witness and explore the landscapes where Canadian soldiers from both the First and Second World Wars once fought was overwhelming. The Cleghorn Battlefield Tour refocused my attentions toward understanding the significance of battlefield geography, and the sheer scale and human cost of war. The tour broadened my perspective to the fact that the land on which battles are fought are primary documents. As a history student with a special interest in Canadian military history I was familiar with the methods used by historians to discuss the role of geography during war in their writings. Distances, physical land formations, obstacles, tidal patterns, the gradation of sloping pastures and fields are all relatively abstract elements when read as history. However, being on the physical ground and seeing first-hand the land that Canadian soldiers fought and died upon developed in me an entirely new understanding of Canadian military history—a very concrete and real understanding of the geographies that affected the outcome of these battles.

The same can now be said for my comprehension of the human costs for the Canadians who fought and died overseas during the First and Second World Wars. The casualty figures of both the First and Second World Wars have always struck me as costly representations of human sacrifice. However, I never fully recognized the physical scale of that sacrifice until visiting the numerous Canadian war cemeteries and monuments on the tour. The tour helped me to establish an intimate understanding of the soldiers who now lie in the Canadian War Cemeteries across North Western Europe. For me this sense culminated through observing my fellow tour participants deliver biographical presentations on individual Canadian soldiers who now rest in Commonwealth War Cemeteries. Over the course of the presentations we learned intimate details about these soldiers and their former lives. We learned, in essence, who the individuals represented by the headstones and monuments were. This became poignant for me through my presentation. The soldier I presented to my tour colleges represents one individual of many, worthy of recognition and remembrance.

My final thoughts and reflections on the experience of the 2009 Cleghorn Battlefield Tour are filled with a sense of a changed understanding of Canada’s military commitment and role in the First and Second World Wars. The tour was an incredible opportunity to see the land and areas where Canadian soldiers had once fought and died. This first-hand exploration of the ground where important battles involving Canadians were staged has given me a renewed understanding of key events from Canada’s military history in the First and Second World Wars.

Moreover, the experience of the tour instilled within me a heightened appreciation for the individuals who fought and died on behalf of Canada during the First and Second World War. And how our memory of those individuals and conflicts in the post war era affects modern understanding of Canada’s military history as students and educators of history. The experience of the Cleghorn Battlefield Tour has greatly changed my understanding and appreciation for Canadian military history. An experience that will not be easily forgotten, and one I am extraordinarily grateful to have been a part of.



This article was made possible by the hard work of our staff and especially our student-volunteers. Please consider supporting our work by clicking here.

Posted by:

CMHAdmin

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